Visite de l’AGORAé Paris 13

L’AGORAé est un réseau d’épiceries solidaires destinées aux étudiants, fondé en 2011 par la Fédération des Associations Générales Etudiantes. Ce réseau comporte 24 épiceries à travers la France, dont une au sein du 13ème arrondissement de Paris, ouverte en 2016. 

Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 a été particulièrement rude pour les étudiants, j’ai tenu à visiter ce lieu de solidarité et d’entraide. 

Le principe est simple : les étudiants dans le besoin peuvent venir réaliser leurs courses de produits alimentaires et de première nécessité au sein de l’épicerie, produits qu’ils trouveront à un prix environ 90% moins élevé que dans le commerce. L’AGORAé propose également un lieu de vie commune où sont, en temps normal, organisées diverses animations, avec pour objectif de lutter contre l’isolement. 

Accessible sur critères sociaux, l’épicerie fonctionne principalement grâce à des partenariats ainsi qu’aux dons des particuliers. Elle est entièrement gérée de manière bénévole, grâce à la mobilisation d’étudiantes et d’étudiants avec lesquels j’ai eu le plaisir d’échanger ce jeudi 27 mai. 

Je les remercie chaleureusement pour le temps qu’ils m’ont accordé ainsi que pour leur admirable mobilisation au service de la solidarité étudiante.  

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter directement le site de l’AGORAé Paris 13.

Cérémonie d’hommage aux victimes du génocide cambodgien

J’étais présent ce samedi 17 avril dans le 13ème arrondissement, afin d’assister à une cérémonie d’hommage aux victimes du génocide cambodgien. Cette cérémonie avait lieu dans le Parc de Choisy, devant la stèle érigée en mémoire des victimes de ce génocide, qui reste une fierté pour notre arrondissement car elle est le premier lieu de recueillement européen dédié aux victimes cambodgiennes. Son inauguration il y a deux ans avait été un moment très fort pour les victimes du régime et leurs familles.

La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, Elisabeth Moreno, était présente à mes côtés et je tiens encore une fois à la remercier d’avoir accepté sans hésiter mon invitation et de nous avoir fait l’amitié de sa présence.

Il y a 46 ans débutait la pire tragédie connue par le Cambodge, le régime des Khmers rouges. Famine, travail forcé, torture, familles décimées, ce sont au total plus de 2 millions de personnes qui ont été tuées entre 1975 et 1979.

Les rescapés n’ont eu d’autre choix que dapprendre à vivre avec ce lourd fardeau, de reconstruire leur existence avec le poids du passé et la mémoire des proches disparus. Certains sont restés sur place, cherchant à faire renaître le Cambodge de ses cendres, malgré les difficultés que connaîtra encore le pays pour des décennies.

D’autres, dont je fais partie, n’ont eu d’autre choix que de tout abandonner et de fuir à l’étranger, dans certains pays voisins ou en Europe, en Australie, en Amérique. Nombre d’entre nous ont trouvé refuge en France, une terre d’asile où un nouveau départ a enfin été possible. Cet accueil, cette possibilité offerte aux réfugiés de se reconstruire sur le sol français, ne seront jamais oubliés.

Malgré le poids de cette tragédie, en parler est un devoir, notamment pour les nouvelles générations, pour qu’elles puissent construire leur propre vie en ayant la connaissance de leur passé.

Mais le devoir de mémoire ne se limite pas aux victimes du génocide et à leurs descendants. À l’heure où les tensions entre certains pays se ravivent, où la question du racisme, et notamment du racisme anti-asiatique, est particulièrement vive, cette mémoire doit participer à la compréhension mutuelle, à la pacification des relations humaines et au vivre-ensemble.

Connaître le passé de l’autre, c’est déjà faire un pas vers lui. C’est construire un pont entre des personnes aux différences surement nombreuses, mais que rassemble la volonté de bâtir quelque chose en commun, quelque chose de supérieur à ces différences.

46 ans après le début du génocide cambodgien, cette mémoire est toujours bien vivante et, comme nous l’avons prouvé samedi, elle nous rassemble. Un grand merci à toutes et tous pour votre présence.

Pour en apprendre plus sur les événements tragiques qui ont eu lieu au Cambodge, je vous invite à regarder ce documentaire, 17 avril 1975, les Khmers Rouges ont vidé Phnom-Penh.

Ma question au Garde des Sceaux sur les actes de délinquance au sein du 13ème arrondissement

Mardi 6 avril, lors de la séance de Questions orales sans débat (QOSD) à l’Assemblée nationale, j’ai interpellé le Gouvernement au sujet de la délinquance au sein du 13ème arrondissement et de la réponse pénale à y apporter. 

Notre arrondissement doit en effet faire face à des difficultés récurrentes en la matière, particulièrement préoccupantes dans certaines zones telles que la dalle des Olympiades, la rue du Chevaleret ou encore la cité Glacière. Les incendies criminels ainsi que les tirs de mortiers ayant eu lieu l’été dernier l’ont tristement illustré. 

Ces actes, auxquels aucune réponse durable n’a pour l’instant été apportée, minent le quotidien des habitants. Trop régulièrement, leurs auteurs ne sont pas poursuivis, et lorsqu’ils le sont, les sanctions prononcées sont souvent trop faibles pour réellement prévenir la récidive. En conséquence, le sentiment d’impunité grandit et le dépôt de plainte de la part des victimes s’en trouve découragé.  

Par ailleurs, la réponse à apporter lorsque la délinquance est le fait d’individus mineurs doit faire l’objet d’une réflexion en profondeur afin de mettre en place des solutions pragmatiques et efficaces. 

Cette situation n’a que trop duré, la sécurité étant l’un des piliers de notre liberté et un droit pour chacun. 

Des solutions ont commencé à être mises en oeuvre afin d’y remédier, notamment via une importante augmentation du budget de la Justice, qui permettra un meilleur traitement des affaires portées devant les tribunaux. Je suis également en contacts réguliers avec le commissaire du 13ème arrondissement ainsi que le ministère de l’Intérieur afin d’avancer sur ces problématiques

J’ai toutefois souhaité interroger le Gouvernement sur les autres moyens qui allaient être déployés afin de renforcer la lutte contre la délinquance et la manière dont le 13ème arrondissement allait pouvoir en bénéficier.

Vous pouvez visionner ci-dessous mon intervention ainsi que la réponse apportée par la ministre Brigitte Klinkert, qui représentait le Garde des Sceaux lors de cette séance. 

 

Visite du Crous de la Halle aux Farines dans le 13ème arrondissement

Je me suis rendu ce jeudi 18 février à la Halle aux Farines dans le 13ème arrondissement, qui appartient à l’Université de Paris. Construit en 1950, cet ancien bâtiment industriel servait à l’origine à stocker la farine produite par les Grands Moulins de Paris. Il abrite aujourd’hui 80 salles de cours et 13 amphithéâtres.

Cette visite avait pour but principal de rencontrer les représentants du Crous de Paris, et de me rendre dans le restaurant universitaire afin de pouvoir observer la mise en place des repas à 1 euro pour tous les étudiants.

 

Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Paris (Crous) est l’opérateur de l’état pour la vie étudiante. Établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, son activité représente :

  • environ 5,5 millions de repas par an,
  • près de 7 730 étudiants logés
  • et plus de 61 930 bourses accordées.

En période hors Covid-19, le Crous de Paris détient 18 restaurants, 36 cafétérias et 4 food- trucks répartis sur l’ensemble de la ville. Le repas complet proposé aux étudiants coûte 3,30 euros et propose une offre variée et de qualité.

Selon un rapport de l’Observatoire de la vie étudiante, plus d’un tiers des étudiants qui avaient une activité rémunérée ont dû l’arrêter pendant le premier confinement. Ce qui représente une perte de près de 300 euros mensuels. Un étudiant sur trois a déclaré avoir rencontré des difficultés financières.

Face à l’augmentation de la précarité étudiante, le gouvernement a pris des mesures fortes : tous les étudiants, boursiers ou non, ont désormais accès deux fois par jour à un repas pour un euro dans les restos universitaires. A ce jour, plus de 1,3 millions de repas à 1 € ont été distribués aux étudiants. De plus, afin de répondre au sentiment de solitude qui augmente de jour en jour chez les étudiants, ces derniers peuvent de nouveau se restaurer au sein des restaurants universitaires, dans le respect des normes sanitaires, et ce depuis le 8 février. Par ailleurs, la majorité des points de vente reste désormais ouverts toute l’après-midi et ce jusqu’à l’heure du couvre-feu.

J’ai donc été reçu par Thierry Bégué, Directeur général du Crous de Paris et Laurence Maget-Siegel, la Directrice générale adjointe. Nous nous sommes d’abord rendus au restaurant universitaire, où ils m’ont présenté le parcours suivi par les étudiants qui viennent récupérer leurs repas, ainsi que le protocole sanitaire observé par les personnels et les étudiants. Dans un second temps, nous avons été visiter la cafétéria Inalco, où j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec des étudiants sur la façon dont ils vivaient cette période compliquée et sur leur retour quant aux repas proposés. 

 

En période de Covid-19, retrouvez les points de restauration du Crous dans le 13ème arrondissement :

  • Cafétéria Grands Moulins dans le local « Libre-service » : ouverte de 7h45 à 20h à tout étudiant et personnel de l’enseignement supérieur. (65 rue des Grands Moulins 75013)
  • Cafétéria INALCO : ouverte de 9h à 18h, mais réservée aux étudiants et personnels de l’INALCO. (14 esplanade Pierre Vidal Naquet 75013)
  • Cafétéria Pitié : ouverte de 8h à 15h à tout étudiant et personnel de l’enseignement supérieur. (105 boulevard de l’Hôpital 75013)
  • Cafétéria Pierre Mendès France : ouverte de 8h à 16h, mais réservé aux étudiants et personnels de l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne. (90 rue de Tolbiac 75013)
  • Cafétéria Olympe de Gouges : ouverte de 10h à 16h àtout étudiant et personnel de l’enseignement supérieur. (8 place Paul Ricoeur 75013)
  • Restaurant universitaire de la Halle aux Farines : ouvert de 11h30 à 14h30 à tout étudiant et personnel de l’enseignement supérieur. (3 esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013)

 

Pour plus d’informations sur les aides d’accompagnement et financières proposées aux étudiants, voici plusieurs liens :
Le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Le site 1 jeune 1 solution
Le site du Crous de Paris

Visite de l’ehpad PEAN

Ce lundi 1er février, je me suis rendu auprès des équipes de l’ehpad PEAN, situé au 9 rue de la Santé dans le 13ème arrondissement. Cet ehpad fait partie du groupe associatif l’ACPPA, qui compte plus de 60 établissements sur le territoire national (avec une forte concentration en région Auvergne Rhône-Alpes).

L’établissement comprend une crèche « Bout’ chou », pour favoriser les échanges entre les générations, ainsi qu’un accueil de jour thérapeutique « Villa Rubens » qui s’occupe des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées. Doté de 94 places, PEAN a fait partie de la phase 0 de vaccination, et a été un des premiers établissements pilotes à pouvoir bénéficier de la vaccination contre la Covid-19 avec le vaccin Cominarty de Pfizer et BioNtech. Aujourd’hui, cette phase est terminée, et 87% des résidents ont été vaccinés.

En effet, comme l’a préconisé la Haute Autorité de Santé (HAS) dans sa stratégie de vaccination, le Gouvernement a décidé de vacciner en priorité « les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent »Depuis le 27 décembre, la campagne de vaccination a débuté et concerne donc :

  • les résidents d’établissements accueillant des personnes âgées et résidents en services de longs séjours (EHPAD, USLD, foyers-logements, résidences autonomie) ;
  • les personnes en situation de handicap vulnérables qui sont hébergées en maisons d’accueil spécialisées et en foyers d’accueil médicalisés ;
  • l’ensemble des professionnels de santé de ville et d’hôpital âgés de 50 ans et plus ou avec des comorbidités ;
  • les pompiers et les aides à domiciles, âgés de 50 ans et plus ou atteints de comorbidités.

 

J’ai rencontré Madame Romy Lasserre, la directrice de l’établissement, afin de discuter avec elle de la façon dont s’était déroulée cette première phase de vaccination, à la fois pour les résidents ainsi que pour le personnel soignant. En présence de plusieurs résidentes de l’ehpad, nous avons également pu évoquer différentes problématiques autour de l’accompagnement des aînés et des changements qu’ont entraîné l’épidémie de Covid-19 sur leur quotidien au sein de l’établissement. 

 

Aujourd’hui, les visites des familles au sein des ehpad sont autorisées selon une organisation définie collectivement par l’établissement, en lien avec les représentants des résidents et des familles : déroulement, durée, période, nombre de visiteurs, etc. En cas de survenue de cas de Covid-19, elles peuvent être suspendues temporairement dans tout ou partie de l’établissement.

 

Je tiens à remercier le personnel de l’établissement PEAN pour son accueil chaleureux et sa disponibilité. De manière générale, il est important de saluer le travail et l’engagement quotidien de tous les personnels médicaux mobilisés dans les ehpad et les unités de soin longue durée : c’est grâce à eux que nos aînés sont protégés face à l’épidémie. 

Visite du centre de vaccination de la Mairie du 13ème arrondissement

Depuis le 18 janvier, la campagne de vaccination s’est accélérée, et s’est ouverte à tous les Français de plus de 75 ans et aux personnes présentant des pathologies graves après avis de leur médecin traitant. A Paris, 19 centres de vaccination ont été mis en place, vous pouvez retrouver la liste de ces sites ici.

Les Parisiens, après avoir préalablement pris un rendez-vous (sur Doctolib ou sur le site www.sante.fr), peuvent donc désormais se faire vacciner ; et le 13ème arrondissement de Paris compte 2 centres :

  • Le centre de vaccination Bertheau – 15 rue Charles Bertheau ;
  • La Mairie du 13e – 1 place d’Italie.

 

Je me suis donc rendu dans le centre de vaccination de la Mairie du 13ème arrondissement afin de faire un point avec le Maire, Jérôme Coumet, ainsi que les équipes mobilisées, sur la situation de la vaccination du centre. Ils m’ont expliqué le déroulé d’une séance de vaccination et son protocole :

  • Le jour du rendez-vous, les personnes doivent se munir d’une pièce d’identité et de leur carte de sécurité sociale. Le vaccin est pris en charge intégralement par l’Assurance maladie.
  • La personne est reçue par un infirmier et remplit un questionnaire de santé. Celui-ci porte sur des informations médicales (âge, facteurs de risques éventuels, antécédents d’allergie). Ce questionnaire de santé fait l’objet d’une relecture par le médecin qui vérifie l’aptitude à la vaccination et appose sa signature sur le document faisant ainsi office de prescription.
  • Le médecin effectue ensuite une consultation médicale avec le candidat à la vaccination uniquement en cas de doute lié au remplissage du questionnaire.
  • La vaccination s’effectue dans un box, assurant ainsi une certaine confidentialité. L’injection du vaccin est assurée par un infirmier diplômé d’Etat. Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech nécessite 2 injections, à quatre semaines d’intervalle conformément aux indications données par les autorités sanitaires .
  • Il est proposé, après la vaccination, un temps de repos de 15 minutes dans un espace dédié.

 

Je tiens encore une fois à remercier l’ensemble des personnels médicaux et administratifs mobilisés pour permettre la vaccination dans notre arrondissement. Grâce à eux, la lutte contre l’épidémie se renforce chaque jour, et c’est grâce à leur engagement que nous parviendrons à vaincre ce virus.