« Faire de la France un champion de l’export » – Mon premier rapport parlementaire

Dès le début de mon mandat j’ai souhaité m’investir dans le travail parlementaire, première mission du député.

Pour cela, dans le cadre du Budget 2018, j’ai été le rapporteur en charge du commerce extérieur, une thématique qui m’est chère en tant qu’entrepreneur et chef d’entreprise.

Après 3 mois de travail, 50h de débats, j’ai présenté le 8 novembre en commission élargie puis le 15 novembre en séance publique mon rapport et 10 propositions concrètes pour « Faire de la France un champion de l’Export ».

Car la situation de notre commerce extérieur est inquiétante. Entre juillet 2016 et juin 2017, le déficit commercial (sur les biens) s’est considérablement aggravé atteignant 60,6 milliards d’euros. Le traditionnel excédent dont nous bénéficions sur le commerce des services a de plus disparu.

Nos produits sont attendus par les marchés internationaux. La France est leader dans plus de 200 domaines, mais nous sommes pourtant les moins bons élèves à l’export… Comment sortir de cette impasse ?

Trois éléments clés expliquent notre déficit commercial :

  • Des facteurs conjoncturels, par exemple la hausse des cours des hydrocarbures et la remontée du cours de l’euro ;
  • Des facteurs structurels : problèmes de compétitivité globale de notre économie, d’innovation et de positionnement en gamme de certains produits. Les réformes déjà engagées par le gouvernement permettront en bonne partie de répondre à ces problématiques ;
  • Un dispositif public à l’export véritable mille-feuilles administratif et budgétaire ne répondant toujours pas pleinement aux attentes de nos entreprises malgré les réformes initiées.

Dans un contexte de compétition accrue entre nos partenaires européens et internationaux, le temps est venu de mettre en œuvre des transformations profondes de notre système d’accompagnement des entreprises à l’export en investissant dans des outils qui marchent.

Car – le saviez-vous ? – un euro d’argent public investi dans le commerce extérieur représente un rendement de 5 à 70 euros d’exportations supplémentaires.

« Les français sont de bons ingénieurs mais de mauvais vendeurs, en plus ils ne parlent pas anglais ». Pour sortir de cette vision caricaturale portée par un observateur lors des auditions, je plaide pour un changement culturel de notre vision franco-française de l’export et des marchés internationaux.

Loin d’une réforme autoritaire et « imposée par le haut », votre rapporteur attend une transformation basée sur les attentes des entreprises, en particulier des TPE/PME et la co-construction entre les acteurs publics.

Trois axes de travail me paraissent essentiels pour répondre à ces défis :

  • Simplifier le dispositif d’accompagnement vers l’export et le faire connaître ;
  • Libérer la puissance des outils publics en les flexibilisant ;
  • Innover en construisant de nouveaux leviers vers l’international.

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