Audition de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en Commission des Affaires étrangères

La Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale auditionnait ce mercredi 4 mars Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Cette audition était organisée dans la perspective du prochain Conseil européen des Affaires étrangères consacré aux questions commerciales, auquel participera le ministre le 12 mars prochain.

 

Nous avons donc essentiellement abordé des questions autour des enjeux de politique commerciale de la France et de l’Union européenne. Les échanges ont tourné notamment autour de l’avenir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du calendrier des négociations du Brexit, de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, ainsi que du coronavirus et de ses conséquences sur le commerce mondial.

L’un des thèmes qui a été le plus abordé par les Députés est la multiplication des accords bilatéraux passés entre l’Union européenne et des pays tiers. Auparavant, l’Union européenne privilégiait les négociations multilatérales dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce. Dorénavant, elle promeut un modèle bilatéral, qui lui permet de signer des accords qui dépassent les questions douanières, mais qui englobent l’intégralité des problématiques commerciales, comme par exemple les questions de concurrence, de droits de propriété intellectuelle ou encore de développement durable. Ces accords représentent également une occasion pour l’Union de promouvoir ses valeurs et ses priorités communes en termes de commerce international.

 

A ce titre, j’ai interrogé le ministre sur la possibilité de mettre en œuvre un accord bilatéral entre l’Union européenne et l’Association des nations de l’Asie du sud-Est (ASEAN). Composée de 10 elle constitue une région très dynamique économiquement parlant : avec 2 500 milliards de dollars de PIB, elle est désormais le 5ème bloc économique mondial. Elle représente également 9% de la population mondiale, soit un marché potentiel de 625 millions de consommateurs. L’ASEAN apparaît donc une zone commerciale clé pour l’Union européenne, qui est quant à elle devenue le 2ème partenaire commercial de la zone. La signature d’un accord bilatéral apparaît donc aujourd’hui comme nécessaire et stratégique : elle nous permettrait de mettre en place un socle commun de règles de libre-échange, et surtout d’augmenter nos exportations vers cette région qui constitue un nouveau centre névralgique économique.

 

Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon intervention ici :

 

Ainsi que la réponse de Jean-Baptiste Lemoyne ici :