Audition d’Alice Ekman, analyste responsable de l’Asie à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne (EUISS), et François Godement, conseiller Asie de l’Institut Montaigne

La commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale auditionnait en visioconférence, mercredi 3 juin, Madame Alice Ekman, analyste responsable de l’Asie à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne (EUISS), et Monsieur François Godement, conseiller Asie de l’Institut Montaigne.

Cette audition était consacrée à la politique et aux enjeux stratégiques de la Chine dans la crise mondiale du Covid-19. En effet l’épidémie du coronavirus a permis à la Chine d’affirmer sa puissance et de déployer son influence au niveau mondial, grâce notamment à la diplomatie des masques. En effet, première touchée par l’épidémie, la Chine s’est par la suite imposée comme un acteur international incontournable dans la production et le commerce des masques. 

Cette crise a également ravivé les tensions déjà existantes entre les Etats-Unis et la Chine. Plus largement, cette pandémie a remis en cause l’avenir du multilatéralisme tel qu’il existe aujourd’hui, notamment du fait du retrait des Etats-Unis de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qu’ils accusent de complaisance envers le pouvoir chinois.

Nous avons donc évoqué tous ces sujets au cours de cette audition, ainsi que d’autres thèmes tels que la position de l’Union européenne face au conflit entre la Chine et les Etats-Unis, la politique environnementale de la Chine au temps du coronavirus, le cas de Taïwan ou encore l’évolution des Nouvelles Routes de la Soie.

J’ai pour ma part interrogé les intervenants sur le plan « Made in China 2025 », dont l’objectif est de faire monter en gamme l’industrie chinoise, et sur l’objectif annoncé en 2017 par Xi Jinping de faire de la Chine « un pays socialiste moderne »  qui se hissera « au premier rang du monde » d’ici 2049. En effet la pandémie a entrainé pour de nombreux pays une volonté de changement de stratégie d’approvisionnement, avec principalement des annonces de relocalisations de production. J’ai donc souhaité connaître les impacts de ces décisions sur l’économie chinoise et sur le calendrier annoncé par la Chine, ainsi que les mesures que comptent prendre ses dirigeants pour y remédier.

 

Vous pouvez retrouver mon intervention ainsi que la réponse apportée par Madame Alice Ekman ci-dessous.